Bellini et le bel canto, à l’occasion du 180ème anniversaire de sa mort

Emporté trop tôt par une mort foudroyante, il y a 180 ans, Vincenzo Bellini (1801-1835), compositeur prodigue, incarne à merveille l’art du bel canto italien et le génie de la mélodie. Il appartient à la grande triade des compositeurs d’opéras pré-verdiens avec Rossini et Donizetti et est considéré comme l’un des plus grands « mélodistes lyriques ».

Malgré sa courte carrière, il a laissé des opéras parmi les plus joués du répertoire lyrique, dont La sonnambula (1831), Norma (1831) et I Puritani (1835), qui obtiennent dès leur première un succès éclatant.

Le cygne de Catane consacre sa vie à la composition et brille dans l’art de créer des mélodies d’une parfaite limpidité, dans lesquelles la ligne vocale est accompagnée par un orchestre léger et délicat. Son génie reflète l’art du bel canto, fondé sur la recherche du timbre, mêlant virtuosité vocale et habileté technique époustouflante avec l’utilisation de prouesses diverses (trilles, roulades, notes piquées, longues cadences improvisées, vocalises sur une tessiture la plus étendue, etc.).

« Il dramma per musica deve far piangere, inorridire, morire cantando. » (« Le drame en musique doit faire pleurer, horrifier, mourir, par le chant. »),

écrit Bellini à son ami le Comte Carlo Pepoli, librettiste de I Puritani. Son domaine privilégié est la tragédie, dans laquelle drame et musique se déploient autour de la femme, son héroïne principale. Son style a été admiré par Chopin, Verdi et Wagner.

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