Liszt, le piano de demain

La photo de couverture de l’album de Roger Muraro représente un origami d’Eric Joisel. Avant même d’écouter le pianiste interpréter quelques œuvres majeures de Liszt, dont sa fameuse et unique Sonate pour piano, le mélomane est intrigué. Et pourquoi ce titre, Liszt, le piano de demain ? La curiosité l’emporte. Dans le texte d’accompagnement, Roger Muraro voit Liszt comme un précurseur sur le plan des acquis techniques, car le compositeur fut également un pianiste extrêmement virtuose. De plus, toujours selon lui, le langage de Liszt dans ses dernières œuvres (Nuages gris, Bagatelle sans tonalité, Unstern, La lugubre gondola) « ouvre sur de nouveaux mondes harmoniques qui demeureront dans les seules limbes lisztiennes, attendant Schoenberg« . Ces lignes nous éclairent un peu sur la démarche de l’interprète.

Pour Sophie Bourdais dans Télérama, « Si Robert Schumann n’a écrit qu’un seul concerto pour piano, Franz Liszt n’a pas consa­cré plus d’une sonate à son instrument fétiche. Comme s’il ne pouvait envisager d’aller au-delà de cet Everest pianistique aux vertigineux à-pics et aux périlleuses glissades chromatiques. Subjuguante et virtuose, l’interprétation du pianiste lyonnais Roger Muraro en fait ressortir toutes les arêtes, et met ainsi en valeur la radicalité de ce chef-d’œuvre visionnaire, élaboré en 1853 et créé publiquement quatre ans plus tard. »

Sur le web :

Si vous faites partie des mélomanes qui aimez comparer plusieurs interprétations d’une même œuvre, vous avez l’embarras du choix pour la Sonate de Liszt dans les collections de la phonothèque. Une jolie sélection vous y attend !

Et enfin, nous vous en proposons une version intégrale par Nelson Freire, trouvée sur Youtube. Elle date quelque peu, le son n’est certes pas parfait, mais quelle belle prestation !


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