Exotisme musical, des emprunts interculturels

Henri Rousseau, Paysage exotique (1908)

La musique n’échappe pas au charme de l’exotisme, un phénomène culturel, qui essaye d’évoquer l’atmosphère de terres lointaines. Au cours des temps, les mélodies, les rythmes et les titres seront inspirés par différentes civilisations extra-européennes, d’abord par l’Orient, puis par la Turquie, l’Egypte, l’Afrique, l’Espagne avec son passé arabe, et même les Caraïbes.

Les compositeurs seront séduits par ces rencontres et se serviront de thèmes, d’histoires et de références culturelles pour écrire leur musique. On retrouvera ainsi les Indiens dans Le triomphe de l’amour de Lully, ou la Turquie dans L’Europa galante de Campra et Les Indes galantes de Rameau, dans l’Enlèvement au Sérail ou dans le rondo alla turca de la Sonate en la majeur (KV 331) de Mozart.

L’exotisme existe depuis les temps anciens mais se consolide au XIXe siècle grâce notamment aux Expositions Universelles de Paris qui permirent aux musiciens de se familiariser avec les arts de différentes cultures. Naissent alors l’Africaine de Meyerbeer, les Pêcheurs de Perles de Bizet, Dejanice de Catalani, ou Lakmé de Delibes, Le Cid, Thais, ou Cléopâtre de Massenet, L’italiana in Algeri rossinienne, Il Corsaro, Alzira mais surtout Aida de Verdi, Madama Batterfly et Turandot de Puccini, Daphnis et Chloé et le Tzigane pour Violon et Orchestre de Maurice Ravel ou d’autres œuvres de Debussy et de Rimsky-Korsakov.

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