Le Mozart noir

Etonnant parcours que celui de Joseph Bologne de Saint-Georges, dit « le Mozart noir » ! Né en Guadeloupe en 1745, fils d’un noble français et d’une esclave, Saint-Georges parvient, grâce à son éducation et surtout à ses nombreux dons, à se distinguer dans des domaines aussi divers que l’escrime, l’art militaire et la musique (violon, composition, direction). Un métisse surdoué donc, athlétique et séduisant, qui côtoie l’aristocratie française à une époque où les noirs dans le vieux pays étaient considérés comme des citoyens de seconde classe. Il fréquente les cours royales de France et d’Angleterre, devient un proche de Marie-Antoinette, commande et crée les « 6 symphonies parisiennes » de Josef Haydn.

« En 1769, il intègre le nouvel orchestre de Gossec, le Concert des amateurs à l’hôtel de Soubise. Il y fait en 1772 ses débuts de violoniste solo dans ses deux concertos pour violon opus 2, qui demandent une très grande virtuosité. Quand Gossec prend la direction du Concert spirituel en 1773, Saint-Georges devient le directeur musical du Concert des amateurs, le meilleur ensemble musical d’Europe. Entre 1773 et 1779, il publie l’essentiel de ses compositions, dont des quatuors à cordes, une dizaine de symphonies concertantes en deux mouvements, et autant de concertos pour violon, en trois mouvements. » (Tiré de Musicologie.org)

Pendant la Révolution française, il prend la tête de la Légion de Saint-George. Le Chevalier de Saint-Georges décède de maladie en 1799, dans une relative pauvreté. Après le rétablissement de l’esclavage en mai 1802, sa musique est bannie des répertoires, mais revient à la mode à l’époque romantique.

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