Gouttes d’eau musicales

L’eau, cette ressource naturelle indispensable à la vie, a été une source d’inspiration inépuisable pour de nombreux compositeurs. Elle peut être calme, douce, limpide, cristalline mais aussi agitée, orageuse, turbulente, obscure. Et ces états contrastants ont été évoqués, imités ou reproduits en musique tout au fil des siècles.

Au Romantisme, l’évocation de la descente de la Moldau par Biedrich Smetana, de la source à l’embouchure, par un mouvement paisible, ensuite tournant et rapide, en est un exemple très parlant. Plus tard, la musique est fortement influencée par le mouvement pictural de l’impressionnisme et sa tendance à noter les impressions fugitives. C’est le cas de la pièce pour piano Reflets dans l’eau de Claude Debussy, dans laquelle le soleil qui se reflète dans l’eau produit des éclairs, des impressions fugitives. Ou bien La Mer qui, comme un tableau impressionniste, esquisse, grâce à toute une palette de timbres, une succession d’images qui évoque les changements de luminosité de la mer, le balancement des vagues ou le danger de la mer. Liszt aussi, avec son chef d’œuvre Jeux d’eau à la villa d’Este (Années de pèlerinage, troisième année), utilise une coloration impressionniste qui donne à toute la pièce une ondulation charmante.

L’eau s’infiltre dans notre sélection de documents. Laissez-vous importer !

N’oubliez pas de profiter de Medici.tv, accessible sur les postes publics de la BCUL ou à distance par crypto pour les membres de l’UNIL, qui propose de nombreux enregistrements vidéo des pièces sélectionnées pour ce billet.

 

 

Laisser un commentaire

3 × trois =